Archives de l’auteur : bikini

Les festivaliers font le bilan

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Arthur, 18 ans, Lorient

Qui t’es venu voir spécialement ?
Fauve et Rone.

Qui t’a le plus aimé ?
Griefjoy, j’ai kiffé.

Qui t’a pas aimé ?
Fauve… ils sont trop partis dans un délire chelou rap et tout, j’ai pas trop aimé.

Si tu devais résumer le week-end en deux mots ?
LA-DEBAUCHE !

T’as bu quoi ?
Vodka et absinthe.

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Manon, 16 ans, Kervignac

Pour quels artistes tu es venue ?
Superpoze et Fauve. Et Rone aussi.

Qui t’a le plus plu ?
Fauve, c’était cool.

Et le moins ?
The Lanskies.

T’as picolé ce week-end ?
Non.

Pourquoi ?
J’avais pas de sous.

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David, 31 ans, Lorient

Quel groupe t’avais envie de voir ?
J’étais curieux de Fauve.

Et alors, ça t’a plu ?
Sur scène, c’est très bien. Et j’aime le message. C’est sombre mais pas glauque. C’est très teenage mais c’est honnête.

Avec quel groupe tu as le moins accroché ?
Is Tropical, c’était chiant.

A l’année, t’écoutes quoi ?
Du rock et du trip-hop.

T’es bénévole sur le festival, c’est cool ?
Ouais carrément. Je fais du bar ce week-end mais j’étais là en début de semaine. J’ai posé la moquette.

Vu que t’es bénévole, t’as moyen de me payer des coups ?
Nan, je peux pas.

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Elisa, 17 ans, Lorient

Pour qui t’es venue ?
Rone et Fauve

T’as aimé qui ?
The Lanskies et Fauve

Et quel concert ne t’a pas plu ?
Griefjoy, pas mon style.

T’es une habituée du festival ?
C’est la deuxième fois que je viens.

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Romain, 19 ans, Pont-Scorff

T’as fait les deux jours à Cosmao ?
Ouais ! Je voulais voir Griefjoy, Lanskies, Is Tropical et Rone

Qui t’a plu ?
Griefjoy !

Y a des concerts qui t’ont déçu ?
Fauve.

T’es venu avec qui ?
Ma bande de potes et ma copine hier. Et ce soir, plutôt avec ma copine.

C’est la première fois que tu viens aux Indisciplinées ?
J’étais déjà venu l’an passé.

Qu’est-ce que t’aimes dans ce festival ?
La proximité. C’est cool d’avoir des gros trucs du moment près de chez soi.

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La soirée du vendredi en images

Plus de photo par ici

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On a parlé avec des fans de Fauve

La soirée du vendredi était sold-out. La faute à qui ? En grande partie à Fauve qui, déjà la veille à Brest, affichait complet au Vauban. Mais bordel, qu’est-ce qui plaît tant dans le spoken word des Parisiens ? Les fans les plus hardcore de Fauve nous disent pourquoi ils trouvent ça si cool.

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Louise, 16 ans, Vannes

Depuis quand t’écoutes Fauve ?
Depuis un an et demi. Un ami m’a fait écouter Les Nuits Fauves.

C’est quoi ton morceau préféré ?
Haut les Coeurs.

Pourquoi ?
C’est notre quotidien. Je m’identifie aux paroles. Ca me touche.

Première fois que tu les vois ?
Ouais, je devais les voir à Paimpol cet été mais je n’ai pas pu.

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Sylvain, 18 ans, Guidel

Gros fan de Fauve donc ?
Ouais, je les écoute tous les soirs depuis juin dernier. Je suis tombé dans le gouffre « Fauve ».

Comment t’es tombé dedans ?
J’ai découvert le groupe sur Facebook. Un ami, qui sortait d’une relation amoureuse, avait partagé la vidéo de Haut les Coeurs.

Qu’est-ce qui te plaît ?
Le côté rebelle. Le rejet de la société. Une dénonciation juste et précise. Je me reconnais dans les paroles. Les chansons correspondent à ma vie.

Tu trouves pas que c’est un groupe d’ados ?
Non, mes parents aiment bien.

C’est quoi ton morceau préféré ?
Blizzard, version longue. Pour l’instru du début et les paroles. Je les connais par coeur.

Les paroles, tu trouves pas que ça peut faire un peu niais parfois quand même ?
C’est propre à Fauve. Ils montrent leur innocence, leur fraîcheur. C’est de la musique sensible.

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Anya, 16 ans, Hennebont

T’es venue spécialement pour Fauve ?
Ouais.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement ?
Les clips. Et les paroles, y a des phrases que j’aime trop.

C’est laquelle ta chanson préférée ?
Rub a dub.

Elles font pas un peu groupies les fans de Fauve tu trouves ?
C’est quand même pas un boys band… Disons que les gars ont peut-être plus de mal à interpréter les paroles.

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Corentin, 18 ans, Plouay

Comment t’as connu Fauve ?
Par Internet. Y a plus d’un an, j’suis tombé sur Blizzard sur YouTube.

Qu’est-ce-qui t’a plu ?
Les paroles. C’est profond quoi. Et j’ai le t-shirt du groupe.

Y a beaucoup de filles dans les fans de Fauve, comment t’expliques ça ?
Alors là… Elles se reconnaissent peut-être plus dans les paroles. Elles sont plus ouvertes sur le côté sensible. Moi je me reconnais dans la chanson Kané.

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Hazel, 15 ans, Quimper

T’es une grande fan de Fauve ?
Ouais ! Je suis venue spécialement .

Comment t’as connu le groupe ?
Un ami m’a fait écouter Haut les Coeurs. Mais ma préférée c’est Sainte Anne.

Pourquoi ?
Ca touche. C’est fort en émotion.

Comment t’expliques l’unanimité autour du groupe ?
Ils disent les choses directement. Sans détour.

Le public de Fauve est jeune, non ?
C’est fait pour les jeunes je pense, mais ça parle à tout le monde. Même des adultes qui traversent des trucs difficiles peuvent se reconnaître dans Fauve. J’ai une amie qui me dit « Quand tu vas mal, écoute Fauve, ça ira mieux ». Bon, je n’ai que 15 ans, je suis encore dans « l’avant-Blizzard », mais c’est vrai.

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Le bal des Wampire

OH, JOIE : LES SYNTHÉS DÉGLINGOS DU DUO WAMPIRE TRAVERSENT L’ATLANTIQUE. DESTINATION LORIENT.

Wampire fait partie de ces groupes américains de bonne qualité mais trop underground (et trop fauchés) pour venir régulièrement se produire dans le coin. « Jusque-là, explique Eric, un des deux membres du duo, on n’a joué qu’une seule fois en France, à Paris en juin dernier, devant une audience pleine de fans complètement bourrés. Très marrant comme expérience… »

Wampire vient de Portland, dans l’Oregon. Rocky, l’autre moitié du groupe, pourrait parler des heures de sa ville tant il l’apprécie « même si les jeunes cadres à la con et les touristes commencent à gâcher l’ambiance ». C’est là, dans un squat d’artistes, que le duo s’est constitué.

« On a commencé par mettre les ingrédients de base : batterie, basse, guitare. Puis on a colorisé la chose avec des synthés et des textures. Lors d’un de nos premiers concerts, un gars a décrit ça comme étant du psych-pop, ce qui n’existe pas vraiment en soi mais on s’est dit que ça collait bien. » Avant qu’une nouvelle étiquette ne viennent coller au cul des garçons : « Plus récemment on nous a dit qu’on faisait de la musique moderne de farces et attrapes, et pour le coup on trouve ça carrément adapté. »

Le 9 novembre aux Indisciplinées

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Fauve : stop ou encore ?

SENSATION DU PRINTEMPS, LE GROUPE AFFICHE TOUJOURS COMPLET A CHACUNE DE SES DATES. PARTI POUR DURER ?

« On hallucine de voir l’ampleur que ça prend. Quelque part, c’est disproportionné. On n’a pas l’impression de l’avoir mérité, pas encore. » Voilà ce nous confiait le collectif Fauve quand on lui avait consacré un article en avril pour annoncer ses premières dates en BZH.

Depuis, l’album Blizzard est sorti, les concerts s’enchaînent et l’emballement ne faiblit pas. La venue des Parisiens au Vauban en novembre est complet deux bons mois avant. « Un tel phénomène, c’est rare, observe Marc Jouon de Quai Ouest, organisateur de la soirée brestoise. Chez les artistes francophones actuels, Fauve est tout en haut avec Stromae. »

Mais l’engouement qui confère parfois à l’hystérie n’est-il pas un poil exagéré ? « Le fait est qu’ils ont un truc en plus, constate Joran Le Corre, premier à les avoir programmés dans la région pour Panoramas. Par le côté générationnel, ça me fait penser au Noir Désir de la grande époque. » Et c’est amené à durer ? « Ils ont la tête sur les épaules et une vision très juste du monde de la musique. Ils ont le talent et le recul nécessaire pour sinstaller. » Sale nouvelle pour les haters.

Le 8 novembre aux Indisciplinées

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« On redémarre le tremplin cette année »

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Noir Statues (photo), Preskinious, Hitchin’A Ride et Lake Lemon seront samedi sur la scène du Manège pour la finale du tremplin des Indisciplinées 2013. Après une mise en sommeil du dispositif l’an passé, Thierry Houal, le programmateur du festival, nous explique les raisons de son retour.

Pourquoi ce tremplin ?

C’est la suite logique du travail qu’on fournit le reste de l’année auprès des groupes locaux. L’idée, c’est de bien marquer le lien entre Les Indisciplinées et le pays de Lorient, d’ancrer le festival sur son territoire. On avait mis en place ce tremplin pendant quatre ans, avant une mise en sommeil temporaire l’an dernier. Cette année, on a décidé de redémarrer la chose avec beaucoup d’enthousiasme.

Comment fonctionne-t-il ?

On a fait un appel à candidature durant l’été et qui se terminait le 15 septembre. Il concernait les groupes du coin essentiellement. On n’a pas prétention ni vocation à brasser au-delà du pays de Lorient comme peuvent le faire des festivals comme les Charrues ou Bourges. Le critère principal retenu ? Proposer au public les groupes les plus adaptés à la scène.

Est-ce vraiment utile aux groupes et aux artistes ?

C’est une première étape mais elle a son importance pour un jeune groupe retenu. Il a l’opportunité de jouer sur la scène du Manège et d’être accompagné par un staff professionnel de régisseur, d’ingé son, d’éclairagiste… Pour un groupe naissant, c’est souvent la première fois qu’il peut bénéficier de telles conditions, ça peut le faire grandement progresser. Et bien sûr, pour le vainqueur du tremplin, il se voit offrir une deuxième scène pendant la durée du festival.

Samedi 5 octobre, 20h30, au Manège. Gratuit. Avec Noir Statues, Preskinious, Hitchin’A Ride et Lake Lemon.

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Is Tropical : « On préfère les guitares »

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LE TRIO ANGLAIS A SORTI SON SECOND ALBUM CET ETE. INTERVIEW ENTRE DEUX PORTES.

Après le clip de The Greeks qui avait bien cartonné en 2011, vous avez remis ça avec les vidéos de Dancing Anymore et de Lover’s Cave
Les clips qui se basent littéralement sur les paroles peuvent être ennuyeux. Le but c’est de capter l’attention. On laisse donc carte blanche aux réalisateurs qui travaillent avec nous. C’est une super occasion de bosser avec des gens créatifs (le clip de Dancing Anymore a été réalisé par le collectif français Megaforce qui avait déjà produit celui de The Greeks, ndlr). Je pense que nous avons maintenant la réputation d’être un groupe aux clips assez fous.

N’y a-t-il pas le risque que le clip soit plus connu que la musique ?
Si, totalement. Avec The Greeks, nous avons eu plus de réactions sur la vidéo que sur la chanson…

I’m Leaving, votre second album, est plus pop, moins électro que le précédent, Native To. Pourquoi ?
Sans doute parce qu’on préfère jouer avec des guitares qu’avec des claviers. Sur I’m Leaving, on a quand même beaucoup de synthés. Mais ils nous paraissent meilleurs : plus organiques.

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